J’avais à faire à une coachée qui est étudiante universitaire. Elle se plaignait de cette tendance à tout grignoter lors de la période de préparation. Elle me disait en riant : « Tu vois, j’ai encore grossi, je retrouverai mon poids normal une fois l’examen fini ».

Je comprenais parfaitement son comportement, étant moi-même passée par là et on en rigolait toutes les deux à bon cœur pour dédramatiser la situation et lui permettre d’avancer vers son objectif de bien se motiver pour sa préparation. Déjà le fait de prendre conscience de son état est le premier pas pour minimiser les dégâts et pour mieux s’accepter.

Je fais tout de même attention à ne pas confondre « la tendance au grignotage » qui est conjoncturelle et dépend juste du moment où on est stressé et sous pression, et « la boulimie » qui est une maladie de déséquilibre alimentaire et qui nécessite l’intervention d’un spécialiste pour la traiter.

Quand on est dans une situation stressante, certains se ruent vers les sucres rapides comme échappatoire. Or ces sucres, une fois digérés, augmentent le niveau du sucre dans l’organisme. Résultat : hyperglycémie. Et là, le corps fait appel à l’insuline (hormone responsable de faire baisser le niveau des glucides) qui fait entrer le surplus du sucre dans les cellules graisseuses, d’où une prise de poids. Ceci dit, comme il n’y a plus de sucre dans l’organisme (hyperglycémie), et que le cerveau a toujours besoin de glucose pour fonctionner, le cops a encore cette envie de re-grignoter (cercle vicieux).

Ce grignotage relève du plaisir immédiat, celui dont on raffole immédiatement. Il y’en a plusieurs d’ailleurs (distraction, sexe, alcool, tabagisme, regarder la télé pendant des heures, addiction à Internet, etc.)

Juste après, on culpabilise et on sent notre estime de nous-mêmes diminue (Le petit croissant dans une pause –café alors qu’on n’a pas faim, le gâteau d’après le dîner, le hamburger du 18h qu’on a pris juste pour faire plaisir aux copains, les tablettes de chocolat et les paquets de Chips sur lesquels on se défoule quand on est bloqué par un exercice de Maths, etc.)

On mange pour ne pas penser à ce qui nous gêne. Du coup, on pense soit à ce qu’on mange ou ‘pourquoi on mange’, soit on culpabilise parce qu’on mange sans avoir faim. C’est un système qui marche bien comme il nous dévie de la cause de notre stress. Et la plupart du temps, on le fait en cachette pour ne pas manifester notre désarroi.

Comme c’est la phase de turbulence pour les élèves et étudiants ces jours-ci, à la veille de leurs examens de fin d’année, voilà quelques astuces pour mener à bien leur préparation sans se laisser aller par le grignotage.

  • Adoptez une heure biologique saine (se réveiller et se coucher à une heure fixe tout au long de cette période).
  • Prenez vos repas à des heures fixes pour éviter la prise de poids et le besoin de grignoter.
  • Evitez que le réfrigérateur soit plein d’aliments dont vous raffolez (Soda, chocolat, chips, tartes…). Ainsi vous ne les trouverez pas à portée de main si cette envie se fait sentir chez vous.
  • Pensez à des moyens de substitution plus nutritives (miel pur et dattes la matinée, fruits naturels comme collation à 11h ou 17h, fruits secs (raisins secs, pistaches, amandes…) avant les moments de concentration (préparation ou examens)
  • Buvez beaucoup d’eau entre les repas surtout.
  • Faites de l’exercice, de la marche, bougez comme vous voulez, sans pour autant vous fatiguer (20 à 30 minutes par jour) pour vous oxygéner le cerveau et optimiser votre concentration et énergie.
  • Préférez les sucres lents (pâtes, poids chiches) sur les sucres rapides.
  • Pratiquez la respiration profonde aux moments du lever et du coucher(en prolongeant l’expiration)
  • Faites des pauses régulièrement au bout d’une heure ou une heure et demie de révision pour ne pas basculer vers le stress négatif.
  • Pratiquez la méditation (prière, contemplation de la nature, Yoga,…)
  • Récompensez-vous après un travail bien mérité par un petit cadeau (soit une sortie courte, une petite glace…)
  • Soyez tolérant avec vous et maitrisez votre voix intérieure en transformant vos idées stressantes en idées énergisants : « Je fais de mon mieux à chaque instant », « Je passerai bien l’examen », « Mes efforts finiront par payer, ce n’est qu’une question de temps », « Je me fais confiance »…
  • Enfin dites-vous que c’est juste une étape passagère et que bientôt vous retrouverez votre rythme habituel. Restez Zen pour mieux la passer en de bonnes conditions.

 

 Zineb EL Mandoubi