La phobie est une peur irraisonnée et démesurée d’un danger inexistant.
Sont atteints de phobies les personnes, enfants ou adultes qui, dans une situation donnée sont saisis d’un effroi qu’elles savent démesuré mais ne peuvent contrôler.
 
Ci-après quelques exemples de phobies :
La chérophobie est la crainte exagérée de la gaieté, de la joie et du bonheur. Les personnes qui souffrent de ce syndrome « la peur des conséquences » enregistre l’idée que toute joie doit se payer et que si elles ressentent une sensation de joie, il adviendra automatiquement un malheur après cet enjouement. Cette phobie touche autant les hommes que les femmes.
La claustrophobie est la peur des espaces confinés, des lieux clos, des petites pièces et de l'enfermement. Elle est classifiée en tant que trouble anxieux et peut causer une crise de panique.
Cette phobie peut avoir des causes nombreuses : un traumatisme vécu dans l'enfance, une expérience d'enfermement effrayante.
 
L’agoraphobie est la peur des lieux d’où il serait difficile ou gênant de s’échapper ou d’être secouru.
Cette phobie est fondée sur la peur de ne pouvoir trouver aide et sécurité dans l’endroit s’il arrivait quelque chose et non sur le lieu en tant que tel.
Comme  dans  tous les troubles phobiques, l’agoraphobie comporte trois composantes :
*L’anxiété anticipatoire d’être confronté à la situation phobogène ;
*La réaction anxieuse elle-même ;
*Le comportement d’évitement qui permet au patient de diminuer l’anxiété.  Les conséquences de ce trouble peuvent être extrêmement invalidantes, les patients isolés, non diagnostiqués, risquant de finir cloîtrés à leur domicile, incapables de sortir, éprouvant la crainte terrifiante de devenir fou.
 
L’acrophobie est une peur extrême et irrationnelle des hauteurs appartenant à un type de phobie spécifique.
Cette peur peut se déclencher simplement par la pensée du vide ou son évocation au cours d’une discussion. Il ne faut pas confondre l’acrophobie et les sensations de vertige qui elles, peuvent être liées à des problèmes physiques comme un dysfonctionnement de l’oreille interne.
La plupart des individus font l'expérience d'une peur selon les hauteurs, spécialement s'il n'existe qu'une petite ou aucune protection.
 
L’isolophobie est une peur extrême de la solitude. La peur ne provient pas du sentiment d’être seul mais par le sentiment d’être ignoré volontairement par les autres et par le sentiment de ne pas être considéré. Ce sentiment peut ne pas être vrai, cela dit les personnes atteintes de cette phobie y croient fortement à tel point d’être triste et malheureux. Cette phobie touche autant les hommes que les femmes.
 
La glossophobie désigne la peur de parler en public, face à un groupe plus ou moins important de personnes. Cette phobie est particulièrement répandue, puisqu'on considère que les trois-quarts de la population ont une certaine forme d'anxiété à l'idée de s'exprimer devant un public, quelque soit le nombre de personnes.
 
Les principaux symptômes de la glossophobie sont subdivisés en plusieurs catégories :
Symptômes physiques lié à la secrétion d’adrénaline.  Ils incluent notamment une (tachycardie), une augmentation de la pression sanguine, une dilatation des pupilles, une respiration accélérée et une sensation de bouche sèche.
Symptômes verbaux : voix tendue, pauses vocales, etc.
 
La xénophobie est une hostilité à l'égard d'un groupe d’individus ou de groupe considéré comme étrangers.
Motivée principalement par la peur de l’inconnu, aussi de la peur de perdre sa propre identité, elle se détermine selon plusieurs facteurs :la nationalité, l'origine géographique, l’ethnie, la culture ou la religion... Elle peut se manifester par l'exaltation de la culture de son endogroupe, à travers certaines formes de nationalisme, et le dénigrement, le rejet voire la destruction de la culture du ou des groupes étrangers. Aussi, elle se manifeste à travers  des agressions verbales ou physiques, pour assurer la pureté présumée de l'identité de l'endogroupe.