Coach, Formateur, Chroniqueur et Animateur et beaucoup d'autres titres qui accompagnent votre nom. Quel le titre que vous aimez le plus ?

Pour moi tous ces titres ont la même signification, ces titres sont utilisés pour les gens comprennent de quoi il s’agit. Or, je préfère être nommé par un poseur de question, un importateur de doute et un exportateur d’énergie. Et si j’ai à choisir entre toutes ces nominations, je dirai que je suis un « Coach », un accompagnateur.

 

Vous étiez parmi les premiers à traiter en vidéos et en conférences le Quoi et le Comment du coaching pour mettre sous lumière ce métier / discipline, etc. quelle ta propre définition du coaching ?

Je n’étais pas le premier à traiter des thématiques qui tourne au tour du coaching par vidéo sur YouTube,  mais je crois, j’ai été le premier à le faire en arabe dialectal marocain « darija ». Pour moi : « le coaching est un processus d’accompagnement, c’est aussi basique que ça, c’est le fait d’avoir la mission de responsabiliser quelqu’un pour l’emmener d’un état de non inconscience, à un état de prise de conscience par rapport à une situation. Et passer de la prise de conscience à l’action ».

 

De l'éducation et coaching sportif vers le coaching de vie, comment était le passage ?

Ce qu’il faut savoir, c’est qu’il y avait deux choses qui me passionnaient dans la vie, depuis que j’étais enfant. Il s’agit du sport et la psychologie. J’ai pu contempler le monde de la psychologie à travers le sport, puisque quand je pratiquais du sport notamment le foot avec l’équipe du KAC du Kénitra, j’avais un problème par rapport à la différence que je constatais entre le jeu quand je m'entraînais, et le jeu durant le match. J’étais excellent durant les entraînements, mais lors du match mon niveau recule. Et je me suis rendu compte que l’effet de ma psychologie avait un impact fort.  

Après, j’ai passé des concours pour étudier la psychologie, notamment celui d’un stage de préparation d’acteur en action sociale, à Tanger.  

J’ai voulu accéder à la faculté, mais comme il n’y avait pas une à kénitra, je devais me déplacer à Rabat, chose qui n’était pas possible, vue les problèmes de transport et les obstacles financiers. 

J’ai passé le concours pour accéder à l’ENS, pour devenir un enseignant du sport. Pendant quatre ans de formation, on étudiait la psychologie. La psychologie de A à Z y compris la psychologie du sport. Parmi les professeurs qui m’enseignaient, M BOUMESRAG. Il était un professeur et également un Coach. Et c’est là que j’ai découvert le coaching, c’est-à-dire la partie pratique de la psychologie.

Et c’est parce que je suis un peu pragmatique dans ma manière d’être, je me suis retrouvé dans le coaching comme étant une application pratique de la psychologie.

Au départ j’ai commencé dans le domaine sportif, pour passer ensuite au coaching de vie et le coaching professionnel.

Le passage commence dès que j’ai pris la certification du coaching, j’ai commencé à travailler en tant que coach et en même temps comme un professeur d’éducation physique et sportive. Peu à peu je remarquais mon penchant vers le coaching de vie et le coaching de performance de l’entreprise, et c’est ainsi que la décision s’est installée pour quitter ensuite la fonction publique. Donc je ne suis plus un professeur d’éducation physique et sportive. Et ce, pour me consacrer au coaching. Car je me suis rendu compte que je suis fait pour cela, et ceci depuis mon enfance. En effet, toutes mes connaissances étaient emportées par mon énergie, j’avais de l’influence qui était spontanée, les gens sont influencés par ma manière de parler, d’expliquer, de mes questions, de mon impact, etc. de ma manière d’être. Et c’est quelque chose qui se fait de manière naturelle.

 

En quoi le coaching des jeunes se différencie du coaching d'adultes ? Y' a-t-il une spécificité ?

Ce que j’aime dans le coaching des jeunes, c’est que ces derniers ont une certaine prédisposition aux changements, ils n’ont pas trop de complexes qui leur interdisent le changement. Ils sont encore dans la case de départ. Chose que j’aime bien. Car, comme un starter motivateur, j’aime bien accompagner quelqu’un qui commence un processus, qui est motivé pour le commencer. Les jeunes sont à ce stade-là. Ce n’est pas comme quelqu’un qui est au bout de sa carrière, qui a perdu sa motivation. Quoiqu’il existe des jeunes d’esprit même s’ils sont un peu âgés. Je parle là de la jeunesse d’esprit.

J’accompagne ceux qui sont motivés, ceux qui veulent atteindre un certain niveau d’excellence parce qu’il y a un reflet, un miroir entre moi et eux, parce que c’est ce que j’ai vécu et ce que je suis en train de vivre.

Si le client ne me parle pas, si sa motivation  ne me parle pas je ne peux pas le comprendre. Je suis là pour me provoquer à travers mon client. Et ceux pour que j’atteigne un niveau d’excellence, et mes clients aussi. Donc je dégage cette énergie et c’est pour cela que j’ai choisi d’accompagner les jeunes, d’autant plus que mon impact est visible car on a plus ou moins le même âge. Chose qui me donne une notoriété répondue dans cette tranche d’âge. Et me privilégiant de mes collègues sur cette base. En effet, mon jeune âge me donne plus de poids, dans la mesure où mes paroles trouvent leurs échos chez les jeunes, qui prennent mes consignes plus au sérieux, en les considérant venant de quelqu’un qui vit la même époque qu’eux.